Hausse des autoroute : la sécurité toujours sacrifiée.

Le ministre des transport vient d’annoncer que la hausse des tarifs autoroutiers serait plus importante que prévue. Dans toutes les réactions que cette mesure suscite, je constate qu’une préoccupation est toujours absente : celle de la sécurité. Les statistiques nous prouvent pourtant que les autoroutes sont des infrastructures plus sûres que les autres. Les accidents y sont plus rares que sur les routes car les voies de circulations sont séparées et qu’on évite également les trop fréquentes collisions de carrefour. Une politique de sécurité routière devrait donc favoriser leur utilisation et non dissuader les conducteurs par des tarifs exorbitants.

Même si cette hausse des péages peut sembler minime, sa répétition quotidienne est terriblement dissuasive. Personne ne semble penser à ces millions de Français contraints de prendre le volant pour se rendre chaque jour au travail. Pourtant c’est sur eux que va peser le plus durement la mesure. Au point de rejeter beaucoup de ces automobilistes vers le réseau secondaire et de les exposer à plus d’accidents. Car les chiffres prouvent aussi que ce sont les trajets quotidiens qui font le plus de victimes. Risquer un peu plus sa vie pour se rendre à son travail : Est-ce vraiment tout ce que les pouvoirs publics ont à nous offrir en cette rentrée 2016 ? Le gouvernement veut il prendre la responsabilité d’une nouvelle hausse des victimes de la route après les chiffres catastrophiques du début d’année ?

Il est possible pourtant de ne pas sacrifier la sécurité aux impératifs économiques. Sans pour cela entrer dans d’obscures polémiques sur le bien fondé des privatisations. Pourquoi ne pas négocier avec les sociétés d’autoroute, en échange de la hausse inéluctable, une autre politique tarifaire ? Comment peut-on admettre que les mêmes trajets coûtent plus cher, chez certains opérateurs, entre 7 h et 9 h, ou entre 16 h et 20 h ? Ou que les tarifs de péage soient majorés en semaine par rapport au week-end ? Pourquoi ne pas mettre en place, comme pour les transports en commun, des abonnements dégressifs pour les utilisateur réguliers , voire une participation des employeurs aux frais de déplacement ? L’approche sociale de ce problème devrait s’imposer à tous – état, entreprises, collectivités- parce qu’il y va de la vie de tous ceux qui travaillent, de leur intégrité physique. Et donc, de l’intérêt de tous.

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